Menu | Contenu | Retour | Actualités | Progression | Rechercher | Pied de page | Accessibilité | Plan du site | Accueil
Imprimer | Plan du site |

Bernard-Paul Eminet - 06 73 42 90 23 - Drupal | SPIP | Claroline | Formateur - Développeur - français/anglais

Lire aussi
  • C’est votre première visite en cet espace ?
  • C’est la première fois que vous "voyagez" sur nos lignes ? Prenez le temps de lire cet article (...)
    Accueil du site « Visitez ma collection de tournures idiomatiques du français « Les tournures idiomatiques, bah ! ce n’est même pas du français...
    Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères

    Les tournures idiomatiques, bah ! ce n’est même pas du français...

    Voire... voici un article de l’Express (2008) dans lequel j’ai relevé toutes les tournures idiomatiques... Je n’ai retiré aucun mot [source : www.lexpress.fr].

    La presse regorge de tournures idiomatiques

    Surtout la presse économique et les magazines comme Le Point, L’Express, le Nouvel Observateur, ou le Figaro Magazine.

    Faites l’expérience [et cela peut être une idée de jeu...], prenez un article économique de fond et tentez une lecture différente en cherchant tous les idiomes. C’est édifiant. On peut ainsi comprendre la difficulté que peut éprouver - à cette lecture - une personne qui ne maîtrise pas complètement le français ;-)

    Article de l’Express - Par Georges Dupuy, publié le 14/08/2008

    - EDF : série noire à l’étranger

    Malgré l’échec de son projet de rachat de British Energy, le PDG Pierre Gadonneix ne renonce pas à la Grande-Bretagne. Un nouveau revers s’ajouterait à la longue liste des camouflets subis depuis un an en Europe.

    "Agaçant." Les pouvoirs publics n’ont pas vraiment apprécié la campagne de communication victorieuse qui a accompagné la dernière ligne droite de l’OPA lancée par Pierre Gadonneix, PDG d’EDF, sur l’électricien anglais British Energy (BE).

    Tout cela pour renoncer au projet dans la nuit du 31 juillet au 1er août. "Nous savions que c’était bien plus compliqué qu’il ne le laissait entendre", commente un haut fonctionnaire proche du dossier.

    "Ce cafouillage est révélateur de la culture étatique d’EDF, souligne un observateur. Au prétexte que Gadonneix et ses négociateurs avaient le feu vert au plus haut niveau de l’Etat britannique [qui possède 35 % de BE], ils ont cru que c’était fait."

    Négligés, les actionnaires privés de BE ont donc montré les dents . Mécontents du prix proposé - qui valorisait, pourtant, l’entreprise aux alentours de 15 milliards d’euros - deux des plus gros détenteurs de titres, l’américain Invesco et l’assureur anglais Prudential ont, purement et simplement, bloqué l’accord le 31 juillet.

    Sonné , Gadonneix veut encore croire qu’il peut devenir un acteur majeur du renouveau nucléaire outre- Manche. Les pouvoirs publics ne lui ont-ils pas réaffirmé leur soutien ? Le ministère britannique de l’Industrie a ainsi indiqué, début août, sa préférence claire pour "une entreprise qui a l’expérience de la construction nucléaire".

    L’enjeu est de taille : alors que les réserves pétrolières de la mer du Nord ont commencé à décliner, les huit sites nucléaires de BE restent un élément essentiel du programme de relance de l’atome civil, voulu par Londres. EDF a donc repris le chemin des négociations . Bien consciente que le vent anglais est devenu plus frais . Elle pourrait partager la charge financière de l’opération avec le gazier britannique Centrica. Une chose est sûre : l’électricien français devra remettre la main au portefeuille . Une nouvelle offre est à l’étude.

    La revalorisation - payable dans un second temps - serait liée à la réalisation de certains critères, comme la bonne marche de la production d’électricité ou le nombre de terrains susceptibles d’accueillir de nouveaux réacteurs nucléaires. Une formule modulable, qui permettrait, tout à la fois, de calmer les actionnaires rebelles et de faire taire les esprits critiques.

    Ces derniers sont nombreux. Une lettre ouverte a ainsi circulé au siège d’EDF demandant la suspension pure et simple du projet. Selon les opposants, le prix à payer était trop élevé (de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros en trop) pour mettre la main sur de vieilles centrales - dont personne ne connaît le coût du démantèlement - et pour acquérir des sites de construction qui ne pourront pas tous accueillir les réacteurs de nouvelle génération EPR.

    Les pouvoirs publics français, eux, continuent de soutenir l’offensive d’EDF. Mais, en ces temps d’économies budgétaires, ils ne sont pas prêts à laisser Gadonneix débourser n’importe quel montant. Pour le reste, ils estiment que le patron d’EDF a manqué de chance.

    Les mauvaises langues susurrent , elles, que la Grande-Bretagne ne sera jamais que le cinquième camouflet international encaissé en moins d’un an. Depuis la fin de 2007, après quatre ans d’inertie, EDF a multiplié les initiatives, comme pour rattraper, à marche forcée , son retard sur les premiers de la classe électrique (voir l’encadré en haut à droite).

    Au point d’apparaître brouillonne. Un financier commente : "EDF a, certainement, une stratégie mais, pour le moment, elle ne sort pas de la tête de son PDG ." En attendant, le développement international - destiné à compenser une consommation française qui ne progresse plus guère dans un marché totalement ouvert à la concurrence (voir l’encadré page 48) - patine. Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque. Le trésor de guerre d’EDF serait, aujourd’hui, compris entre 25 et 30 milliards d’euros.

    Certes, le bilan n’est pas totalement négatif. Le premier opérateur mondial de centrales nucléaires a pris de sérieuses positions en Chine (finalisées le 10 août) et aux Etats-Unis pour y exploiter de futurs sites. Il vient, également, de se renforcer en Allemagne, où EnBW (sa filiale à 45 %) est entrée dans le capital d’EWE, cinquième fournisseur allemand de services énergétiques.

    Par ailleurs, au début de 2008, il a conclu un accord de coopération avec le Qatar. Mais aucun des très gros poissons européens qu’il convoitait n’a été pris dans ses filets et il n’a pas pu empêcher le groupe GDF-Suez, son principal concurrent, de s’inviter au grand bal du nucléaire mondial . Qu’on en juge.

    Espagne. Le 1er août, Pierre Gadonneix a annoncé qu’EDF ne prendrait pas de « position significative » dans le capital de l’électricien espagnol Iberdrola. Avec son complice, le groupe de BTP ibérique ACS, ce n’est pourtant pas l’envie qui lui en manquait depuis le début de l’année. Il aurait ainsi mis la main sur le leader mondial de l’énergie éolienne. Mais les Espagnols ne se sont pas laissé faire. Iberdrola a multiplié les contre-feux juridiques , allant même jusqu’à porter plainte devant la Commission de la concurrence à Bruxelles. Face à cet accueil virulent, Gadonneix a donc sonné la retraite.

    Russie. En avril 2008, EDF a renoncé à acheter OGK1, le plus gros producteur et distributeur russe d’électricité, pour mieux se concentrer sur l’Espagne et la Grande-Bretagne... avec le succès que l’on sait à ce jour. Auparavant, alors qu’elle convoitait OGK6, elle avait été coiffée au poteau par le finlandais Fortum.

    Belgique. C’est un double affront qu’EDF a subi outre-Quiévrain. Alors qu’elle espérait récupérer Distrigaz, puis SPE (les deux sociétés que Suez et GDF devaient abandonner pour pouvoir fusionner), Gérard Mestrallet (Suez) lui a préféré l’italien ENI, en mai 2008, et Jean-François Cirelli (GDF) a fait affaire avec le britannique Centrica en juin. D’où l’idée que GDF-Suez, le challenger déclaré d’EDF, avait, délibérément, biseauté les cartes.

    Emirats arabes unis. Mestrallet, encore lui ! Faute de s’entendre avec Pierre Gadonneix, c’est avec le patron du groupe GDF-Suez (reconnu pour sa compétence en matière de centrales nucléaires) qu’Areva et Total ont choisi de s’associer, en janvier 2008, pour proposer à Abou Dhabi la construction et l’exploitation de deux EPR. Et le trio compte bien ne pas en rester là.

    Alors, comment expliquer cette série de ratés ? Est-ce de courir trop de lièvres à la fois pour en attraper un seul ? Peut-être, en fait, Pierre Gadonneix est-il trop prudent, soucieux de ne pas s’exposer, à des milliers d’années-lumière du bouillonnant Wulf Bernotat, patron de l’allemand E.ON, qui, depuis cinq ans, bouscule et façonne le marché européen.

    Résultat : que British Energy échappe à EDF et son bilan à l’international sera mince. D’autant que les belles occasions vont commencer à se raréfier. Dernière proie potentielle , l’allemand RWE. Un dossier qu’EDF aurait, selon Les Echos, examiné en juillet 2007 avant de renoncer. Effrayée par les 43 milliards d’euros (au minimum) à débourser pour mettre la main sur le sixième électricien européen. Une superbe facture électrique.

    - Encart 1

    • Haute tension sur la France

    Un an après l’ouverture totale à la concurrence du marché français, EDF fait toujours la course en tête . Mais l’électricien tricolore, qui a réalisé, l’an dernier, la plus grosse partie de ses bénéfices à l’étranger, sait, désormais, que l’Hexagone n’est plus le paradis sur terre.

    La consommation est ralentie En 2007, les besoins électriques français n’ont augmenté que de 1 %.

    Les prix sont régulés Malgré la nouvelle hausse de 2 % prévue à la mi-août pour les particuliers, le kilowattheure français reste encore l’un des moins chers d’Europe, exception faite de la Grèce et de la Finlande. EDF attend donc avec impatience la libération - promise-jurée - des prix domestiques, en 2010. Ce qui permettra de les aligner sur ceux des voisins.

    La concurrence s’agite Les challengers d’EDF sont tous dans les starting-blocks . GDF-Suez veut conquérir 20 % du marché et l’allemand E.ON, qui a pris pied en France, ne compte pas rester inactif. Tout comme l’Enel italienne, en embuscade .

    - Encart 2

    • Depuis septembre 2004, Pierre Gadonneix, imposé par Jean-Pierre Raffarin à la présidence d’EDF, a honoré la plupart de ses missions. Aujourd’hui, il souhaite s’attaquer à l’étranger.

    Quand, en septembre 2004, Pierre Gadonneix, président de GDF, est imposé, au couteau , par Jean-Pierre Raffarin - alors Premier ministre - à la tête d’EDF, sa mission est triple : apurer l’héritage de François Roussely, son prédécesseur, réussir l’introduction en Bourse d’EDF et mener à bien l’ouverture totale du marché électrique. Il va la remplir sans faiblir . Liquidant tout ce qui perdait de l’argent (notamment les sociétés d’Amérique du Sud), mettant un terme à l’imbroglio Edison en Italie et ramenant l’entreprise - durement secouée par Roussely - à plus de sérénité. Dans ses comptes comme dans sa gestion humaine.

    Son plus beau succès est à la corbeille. Porté par sa rente nucléaire dans un contexte de flambée des tarifs du kilowattheure, l’électricien tricolore est devenu, fin 2007, la deuxième capitalisation boursière européenne. Revers de la médaille  : désireux de ne déplaire ni à son actionnaire majoritaire, l’Etat, ni aux milieux financiers, Gadonneix, ennemi des conflits, a redoublé de prudence et de conservatisme dans sa gestion. Au point que ses détracteurs prétendent qu’EDF est désormais "sous anesthésie générale".

    Aujourd’hui, ce discret PDG, un libéral modéré proche d’Alain Madelin, aimerait réussir un gros coup à l’étranger. Prendre pied , par exemple, en Grande-Bretagne prouverait qu’il ne s’est pas contenté de tenir la boutique en père peinard - certes, sans faire prendre de risques à l’entreprise mais sans oser, non plus, la plonger dans le grand bain de la recomposition énergétique européenne.

    Son mandat arrive à échéance en septembre 2009 (il aura 66 ans) et la question de son remplacement commencera à se poser dès le début de l’année prochaine. À moins que, d’ici là, il ne soit emporté par les vagues de la restructuration du nucléaire français.

    Hors sujet mais intéressant

    Une autre lecture de l’article permet de faire ressortir aussi les périphrases [qui consiste à dire en plusieurs mots ce que l’on pourrait dire en utilisant un seul terme].

    • Outre-Manche
    • Outre-Quievrain
    • L’électricien tricolore
    • À la corbeille